SpaceX repoussent le lancement de leur Falcon 9 Block 5

Initialement prévu le 7 mai, le lancement de la Block 5 de SpaceX devait avoir lieu ce soir. 

Cette nouvelle fusée de l’entreprise de Los Angeles devait décoller vers une orbite géostationnaire à 16:12 EDT le 10 mai 2018. Les retards ce sont accumulés et l’heure a été fixée à 17:47 EDT.

Le lancement de la Block 5, la dernière version de la Falcon 9, était très attendu. La nouvelle version de la fusée américaine a changée son apparence et aussi ses performances.

La web diffusion s’est lancé, les animateurs présente la fusée dans son ensemble. Le moment crucial approche, 1 minute avant le déclenchement de 9 moteurs Merlin D, la fusée passe en mode  »startup ». Ce mode donne le contrôle du compte-à-rebours aux systèmes embarqués de la fusée. Durant cette minute, le monstre de technologie révise chaque paramètres pour s’assurer qu’il n’y aucune erreur. Au malheur de SpaceX, leur fusée détecte une erreur à peine 2 secondes après le changement de mode.

L’entreprise a tentée de trouver la source de l’erreur le plus rapidement possible, mais sans fin. Ils ont malheureusement raté leur fenêtre de tir. Une fenêtre de tir, est une période dans laquelle la fusée peut être lancée sans interférer avec les autres satellites. Le lancement est remit au lendemain (11 mai 2018) à 16:14 EDT.

SpaceX tentera une récupération du premier étage sur sa barge  »Of Course I Still Love You » située au large de la côte est des États-Unis.


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SpaceX récrient l’histoire une fois de plus

Pour SpaceX la date du 6 février 2018 marque un jour important dans leur histoire. Suite à de nombreux reports le lancement de la Falcon Heavy eut finalement lieu. Initialement prévu en 2016 et puis retard la fin 2017, le lanceur de la compagnie privé finit par prendre son envol à 15h45 EST exactement.

 

À une minute du lancement nous pouvions déjà sentir la fébrilité dans le quartier général de SpaceX en Californie. C’est tout en cœur que les employés ont effectué le traditionnel compte à rebours. Le lancement est enfin confirmé quand les 27 moteurs Merlin du lanceur lourd l’allumèrent et propulsèrent la fusée vers le ciel.

 

 

T+ 00: 01: 06 (une minute et six secondes après le décollage) la Falcon Heavy atteint sa vitesse Max-Q, vitesse à laquelle la pression aérodynamique est la plus élevée sur le fuselage de la fusée, une fois passé cette étape cruciale, le risque d’échec est faible. Aucun problème n’est décelé, tout le monde est soulagé.

 

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Deux minutes et 33 secondes après l’allumage des moteurs les deux boosters collatéraux se séparèrent de l’étage principal et effectuèrent leur  »boost back burn » procédure dans laquelle les boosters orientent leurs moteurs vers la direction dans laquelle ils vont afin d’y mettre plein gaz et pouvoir revenir se poser sur Terre.

34 secondes plus tard c’est au tour de l’étage principal d’effectuer la même manœuvre juste après avoir largué le deuxième étage de la fusée. Encore une fois l’entreprise américaine peut ajouter une autre étape du lancement dans sa liste de succès.

C’est sous la musique Life on Mars de David Bowie que la coupole se déploie nous laissant admirer la fabuleuse Tesla Roadster rouge cerise 2008 d’Elon Musk avec à son bord nul autre que le premier astronaute de SpaceX : Starman

 

 

Comme prévu SpaceX tentait, dès le premier vol, la récupération des deux boosters ainsi que de l’étage central. Une opération qui s’est avérée être un succès historique accompli par l’entreprise. De façon synchronisée les deux propulseurs collatéraux se sont posés sans encombre à quelques mètres seulement les uns des autres.

 

 

Malheureusement, ce n’est pas le même sort qui attend l’étage principal. Il s’écrase à quelques pieds de la barge suite à un problème avec deux des trois moteurs avec lesquels la fusée devait réduire sa vitesse. L’immense cylindre s’est cassé à une vitesse d’environ 480 km/h directement dans l’océan Atlantique.

 

Malgré ce petit accrochage SpaceX considère ce lancement comme un succès. C’est plus tard en soirée que la Tesla de Musk effectuait sa dernière poussée vers la planète Rouge. La poussée produite est trop puissante et la Tesla ratera Mars. Elle se dirige maintenant droit sur la ceinture d’astéroïdes primaire. C’est le 6 octobre 2020 que la Tesla du milliardaire devrait frôler Mars à 18 fois la distance Terre-Lune.

 

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L’entreprise prépare déjà le prochain lancement de sa fusée lourde qui serait, selon des rumeurs, prêt pour l’été 2018. On apprenait aussi dans une conférence de prélancement que SpaceX n’ouvrirait pas la porte au tourisme spatial autour de la Lune et préfère se concentrer sur la conception des BFR et BFS, les premiers tests devraient être effectués en 2019 selon Elon Musk.

 


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L’heure a sonnée pour SpaceX et sa Falcon Heavy

Suivre le lancement en direct : http://www.spacex.com/webcast

Après des années d’attentes et de reports, nous voici enfin rendu au jour J. C’est demain à entre 13h30 et 16h00 (ou mercredi le 7) que le lanceur lourd de SpaceX devrait prendre son envol en direction de Mars.

Avec ses 27 moteurs Merlin la fusée aura une poussée de plus de 5 millions de livres, elle deviendra alors la fusée la plus puissant du monde en service présentement, et se classera au deuxième rang dans l’histoire de l’aérospatiale battue par la puissante Saturn V.

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La mission de l’entreprise demain sera déjà de réussir le lancement, mais aussi de mettre en transfert la Tesla Roadster rouge cerise 2008 d’Elon Musk vers Mars pour un survol de la planète.

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Si le lancement est un succès, c’est 2 autres lancements de Falcon Heavy qui devraient prendre place en 2018.


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Il ira dans l’espace avec sa propre fusée pour prouver que la Terre est plate…

Persuadé d’un complot mondial, Mike Hughes, un Américain originaire de la Californie souhaite prouver l’inverse à la population terrestre.

C’est ce samedi en Californie, que devrait décoller l’homme de 61 ans. Sa fusée, fonctionnant à la vapeur devrait atteindre une altitude de 550 mètres avec une vitesse d’environ 850 km/h.

«Ça fait vraiment peur, mais personne ne sortira vivant de ce monde», à déclarer Hughes.

Une fois à la bonne altitude, Mike souhaite prendre des photos afin de prouver au monde que la Terre est plate.

Le lancement, initialement prévu pour février 2016, a dû être reporté en raison de diverses raisons, surtout économique, l’homme souhaitait récolter 150 0 00 $US pour la fabrication de son engin, mais il n’a reçu qu’une somme d’environ 8000 $US sur des sites comme GoFoundMe ou KickStarter.

Hughes en est pas à sa première expérience dans l’espace. En 2014, il avait réussi un vol de 400 mètres au-dessus de la ville de Winkelman, en Arizona. Toutefois, les configurations de sa fusée étaient faites en considérant que la Terre était ronde.

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Les Pléiades, c’est quoi?

Vous avez sans doute remarqué cet automne en soirée, du côté est, un petit paquet d’étoiles ou une petite tache brumeuse qui ressemble à une nuée de mouches!  Si oui, vous avez remarqué les Pléiades, une splendeur du ciel.

L’automne est le moment idéal pour observer cet amas en soirée situé à l’Est du ciel. Il est une merveille à l’œil nu et aux jumelles car il est grand. On ne peut se lasser de regarder cet amas superbe qui nous rappelle la Grande Ourse en miniature ou la forme d’une mini casserole. À l’œil nu, on peut voir de 6 à 7 étoiles pour un observateur moyen comme moi et beaucoup plus pour une jeune personne qui a normalement une acuité visuelle beaucoup plus affinée. Aux jumelles et au télescope, il y a une explosion d’étoiles. Cet amas ouvert est l’un des plus recherché par la majorité des gens. Il ne faut pas confondre les Pléiades avec la Petite Ourse, qui est beaucoup plus grande.

Selon la légende, les Pléiades étaient sept nymphes, disciples d’Arténis, la déesse de la chasse. Orion, ébloui par leur beauté, entreprit de les poursuivre. Artémis les plaça au milieu des étoiles pour qu’elles puissent échapper aux avances d’Orion, et ce dernier semble encore désespérément les poursuivre à travers son itinéraire céleste. Les étoiles les plus brillantes des Pléiades portent le nom des sept sœurs, soit Alcyone, Astérope, Celaeno, Electra, Maïa, Mérope et Taygète. Leurs parents, Atlas et Pléione, sont également représentés dans l’amas (voir la carte qui suit pour le nom des étoiles). En plus des étoiles mentionnées, des jumelles permettent d’observer un ensemble d’une vingtaine d’autres étoiles brillantes qui s’intègrent harmonieusement au champ de vision. Au moins 100 étoiles font partie de cet amas qui se trouve à un peu plus de 400 années-lumière de la Terre. La dimension de cet amas des Pléiades s’étend au-delà de la largeur de deux Lunes. Tout un spectacle à observer en soirée pour nos soirées d’automne.

 

Pleiades
Logiciel Coelix

 

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Carte pour trouver les Pléiades à travers les constellations

Image à la une : René Germain | Écrit par René Germain | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

L’éclipse solaire en photos

Le 21 août dernier, l’Amérique du Nord a été plongé dans l’ombre causé par le passage de la Lune devant le Soleil. Cette éclipse, totale au centre des États-Unis, a fait l’objet de plusieurs photos et même vidéos crées par des amateurs. 

 

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In this video captured at 1,500 frames per second with a high-speed camera, the International Space Station (@ISS), with a crew of six onboard, is seen in silhouette as it transits the sun at roughly five miles per second during a partial solar eclipse, Monday, Aug. 21, 2017 near Banner, Wyoming. Onboard as part of the crew are: NASA astronauts Peggy Whitson, Jack Fischer (@Astro2Fish), and Randy Bresnik (@AstroKomrade); Russian cosmonauts Fyodor Yurchikhin and Sergey Ryazanskiy (@SergeyISS); and ESA (@EuropeanSpaceAgency) astronaut Paolo Nespoli (@Astro_Paolo). A total solar eclipse swept across a narrow portion of the contiguous United States from Lincoln Beach, Oregon to Charleston, South Carolina. A partial solar eclipse was visible across the entire North American continent along with parts of South America, Africa, and Europe. Photo Credit: NASA/Joel Kowsky #sun #solareclipse #totalsolareclipse #partialsolareclipse #eclipse2017 #astronomy #heliophysics #moon #nasa #eclipse #solarsystem #science #research #nasa #space #spacestation #view #internationalspacestation #research #technology #astronomy #picoftheday

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Et pour terminer, voici une vidéo du Journal de Montréal portant sur les éclipses et comment elles étaient vu par les différentes mythologies.

 

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Image à la une : LaPresse | Écrit par Charles-David Robitaille | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Il y a 5 ans de ça (Curiosity)

Samedi le 5 août marquait une journée importante dans l’histoire de l’exploration spatiale. 

Il y a maintenant 5 ans que le rover martien Curiosity contemple les magnifiques paysages de Mars. Pour l’occasion la NASA a publié une vidéo dans laquelle nous pouvons voir toutes les phases d’atterrissage du robot. Sous le nom de 7 minutes of Terror la vidéo de l’agence spatiale américaine a été regardée prêt d’un demi-million de fois.

Regardez la maintenant :

 

 

Visionnez les images de Mars prisent par Curiosity ici


Image à la une :  NASA | Écrit par Charles-David Robitaille | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Les catalogues d’objets célestes

Les catalogues d’objets du ciel profond

Ils répertorient des objets célestes non stellaires. On y trouve des amas ouverts ou globulaires, des nébuleuses et des galaxies. L’immense majorité des objets de ces catalogues sont invisibles à l’œil nu.

Ce sont de véritables références pour les astronomes amateurs, que ce soit pour l’observation visuelle, ou pour l’imagerie.

 

  • Le catalogue Messier

Il s’agit d’un recueil de 110 objets d’aspect diffus appartenant au ciel profond. Il a été initié par l’astronome français Charles Messier en 1774, dans le but d’aider les chercheurs de comètes à éviter ces objets parasites.

Le catalogue Messier est aujourd’hui le catalogue d’objets le plus connu des astronomes amateurs. Les objets sont notés par la lettre M suivi d’un numéro. Il comprend les objets du ciel profond les plus célèbres.

Exemples : M31= la galaxie d’Andromède, M45= l’amas ouvert des Pleïades, M42= la grande nébuleuse d’Orion…

La liste complète des 110 objets de Messier en cliquant : ici

 

  • Les catalogues NGC et IC

 Le catalogue NGC (New General catalogue)

C’est le deuxième catalogue le plus connu des astronomes amateurs. Il contient 7840 objets du ciel profond recensés par John Dreyer en 1888. C’est un élargissement du General Catalogue de William Herschel, paru en 1864, auquel il apporte de nombreuses améliorations. Il est à noter que les objets de Messier appartiennent aussi au catalogue NGC (Ex : M31 = NGC224.)

Les objets du NGC sont classés en fonction de leur ascension droite, ce qui permet de déduire directement le meilleur moment de l’année pour les observer, en fonction du numéro. Ainsi, les objets compris entre 0 et 2000 sont observables les soirs d’automne, ceux compris entre 2000 et 4000 les soirs d’hiver, ceux compris entre 4000 et 6000 les soirs de printemps et ceux compris entre 6000 et 7840 les soirs d’été.

Quelques exemples d’objets très connus du catalogue NGC : NGC7293 = la nébuleuse Hélix, NGC884 et 869 = le double amas de Persée, NGC 7000 = la nébuleuse Amérique du Nord.

Tous les objets du catalogue NGC sont : ici

 

 Le catalogue IC (Index catalogue)

C’est un complément du catalogue NGC. John Dreyer ayant poursuivi ses recherches après la publication du NGC, il présenta en 1908 un catalogue complémentaire de 5 386 objets, le catalogue IC. Celui-ci porta le nombre d’objets répertoriés par Dreyer à plus de 13 000.

De manière générale, les objets du catalogue IC sont plus difficiles à observer que ceux du NGC. Mais il y a quelques exceptions. Par exemple IC418 est une très belle nébuleuse planétaire dans le Lièvre.

  • Les catalogues de nébuleuses Barnard, et Sharpless

Le catalogue de nébuleuses sombres de Barnard

Publié en 1923, le catalogue de Barnard regroupe 366 nébuleuses obscures. Elles sont classées par ordre de découverte, et notées B suivi d’un numéro.

La plus connue d’entre elles est la nébuleuse de la Tête de Cheval : B-33

 

Le catalogue Sharpless (Sh2)

C’est une liste de 313 régions HII (nébuleuses en émission), publié en 1959, située au nord de la déclinaison –27°. Elles sont notées par les termes Sh2-, suivis d’un numéro. Les 313 objets du catalogue se chevauchent avec de nombreux autres catalogues, comme Messier et NGC.

Exemples : Sh2–25 = M8 la Lagune. Sh2-220 = NGC1499 la nébuleuse Californie. Par contre Sh2-101, la nébuleuse de la Tulipe, n’est référencée dans aucun autre catalogue.

 

  • Le catalogue d’amas de galaxies Abell

La dernière version de ce catalogue a été publiée en 1989 par l’astronome américain George Abell (assisté par Harold Corwin et Ronald Olowin ). Il regroupe 4073 amas galactiques dont le redshift est compris entre 0,02 et 0,2.

La plupart des amas de ce catalogue sont de faible magnitude mais quelques-uns sont accessibles avec des instruments modestes. En voici trois exemples parmi les plus connus :
Abell 1656 = l’Amas de Coma. Il contient les galaxies NGC 4884 (mag 11,5) et NGC 4872 (mag 11,7) distantes de 310 millions d’années-lumière.
Abell 1367 = l’Amas du Lion. Il contient la galaxie NGC 3842 (mag 11,8) située à 298 millions d’années-lumière.
Abell 2199. Cet amas situé dans la constellation d’Hercule contient la galaxie NGC 6166 de mag 11,8. Cette galaxie est probablement la plus lointaine du catalogue NGC qui soit accessible dans un instrument modeste. Elle est distante de 465 millions d’années-lumière. C’est en fait un quasar (3C 338.0) ce qui explique sa forte luminosité.


Source : DINASTRO Observatoire Visker-BiscarmiauS | Écrit par Richard Martin | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre