Les Pléiades, c’est quoi?

Vous avez sans doute remarqué cet automne en soirée, du côté est, un petit paquet d’étoiles ou une petite tache brumeuse qui ressemble à une nuée de mouches!  Si oui, vous avez remarqué les Pléiades, une splendeur du ciel.

L’automne est le moment idéal pour observer cet amas en soirée situé à l’Est du ciel. Il est une merveille à l’œil nu et aux jumelles car il est grand. On ne peut se lasser de regarder cet amas superbe qui nous rappelle la Grande Ourse en miniature ou la forme d’une mini casserole. À l’œil nu, on peut voir de 6 à 7 étoiles pour un observateur moyen comme moi et beaucoup plus pour une jeune personne qui a normalement une acuité visuelle beaucoup plus affinée. Aux jumelles et au télescope, il y a une explosion d’étoiles. Cet amas ouvert est l’un des plus recherché par la majorité des gens. Il ne faut pas confondre les Pléiades avec la Petite Ourse, qui est beaucoup plus grande.

Selon la légende, les Pléiades étaient sept nymphes, disciples d’Arténis, la déesse de la chasse. Orion, ébloui par leur beauté, entreprit de les poursuivre. Artémis les plaça au milieu des étoiles pour qu’elles puissent échapper aux avances d’Orion, et ce dernier semble encore désespérément les poursuivre à travers son itinéraire céleste. Les étoiles les plus brillantes des Pléiades portent le nom des sept sœurs, soit Alcyone, Astérope, Celaeno, Electra, Maïa, Mérope et Taygète. Leurs parents, Atlas et Pléione, sont également représentés dans l’amas (voir la carte qui suit pour le nom des étoiles). En plus des étoiles mentionnées, des jumelles permettent d’observer un ensemble d’une vingtaine d’autres étoiles brillantes qui s’intègrent harmonieusement au champ de vision. Au moins 100 étoiles font partie de cet amas qui se trouve à un peu plus de 400 années-lumière de la Terre. La dimension de cet amas des Pléiades s’étend au-delà de la largeur de deux Lunes. Tout un spectacle à observer en soirée pour nos soirées d’automne.

 

Pleiades
Logiciel Coelix

 

CartePleiades
Carte pour trouver les Pléiades à travers les constellations

Image à la une : René Germain | Écrit par René Germain | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Les catalogues d’objets célestes

Les catalogues d’objets du ciel profond

Ils répertorient des objets célestes non stellaires. On y trouve des amas ouverts ou globulaires, des nébuleuses et des galaxies. L’immense majorité des objets de ces catalogues sont invisibles à l’œil nu.

Ce sont de véritables références pour les astronomes amateurs, que ce soit pour l’observation visuelle, ou pour l’imagerie.

 

  • Le catalogue Messier

Il s’agit d’un recueil de 110 objets d’aspect diffus appartenant au ciel profond. Il a été initié par l’astronome français Charles Messier en 1774, dans le but d’aider les chercheurs de comètes à éviter ces objets parasites.

Le catalogue Messier est aujourd’hui le catalogue d’objets le plus connu des astronomes amateurs. Les objets sont notés par la lettre M suivi d’un numéro. Il comprend les objets du ciel profond les plus célèbres.

Exemples : M31= la galaxie d’Andromède, M45= l’amas ouvert des Pleïades, M42= la grande nébuleuse d’Orion…

La liste complète des 110 objets de Messier en cliquant : ici

 

  • Les catalogues NGC et IC

 Le catalogue NGC (New General catalogue)

C’est le deuxième catalogue le plus connu des astronomes amateurs. Il contient 7840 objets du ciel profond recensés par John Dreyer en 1888. C’est un élargissement du General Catalogue de William Herschel, paru en 1864, auquel il apporte de nombreuses améliorations. Il est à noter que les objets de Messier appartiennent aussi au catalogue NGC (Ex : M31 = NGC224.)

Les objets du NGC sont classés en fonction de leur ascension droite, ce qui permet de déduire directement le meilleur moment de l’année pour les observer, en fonction du numéro. Ainsi, les objets compris entre 0 et 2000 sont observables les soirs d’automne, ceux compris entre 2000 et 4000 les soirs d’hiver, ceux compris entre 4000 et 6000 les soirs de printemps et ceux compris entre 6000 et 7840 les soirs d’été.

Quelques exemples d’objets très connus du catalogue NGC : NGC7293 = la nébuleuse Hélix, NGC884 et 869 = le double amas de Persée, NGC 7000 = la nébuleuse Amérique du Nord.

Tous les objets du catalogue NGC sont : ici

 

 Le catalogue IC (Index catalogue)

C’est un complément du catalogue NGC. John Dreyer ayant poursuivi ses recherches après la publication du NGC, il présenta en 1908 un catalogue complémentaire de 5 386 objets, le catalogue IC. Celui-ci porta le nombre d’objets répertoriés par Dreyer à plus de 13 000.

De manière générale, les objets du catalogue IC sont plus difficiles à observer que ceux du NGC. Mais il y a quelques exceptions. Par exemple IC418 est une très belle nébuleuse planétaire dans le Lièvre.

  • Les catalogues de nébuleuses Barnard, et Sharpless

Le catalogue de nébuleuses sombres de Barnard

Publié en 1923, le catalogue de Barnard regroupe 366 nébuleuses obscures. Elles sont classées par ordre de découverte, et notées B suivi d’un numéro.

La plus connue d’entre elles est la nébuleuse de la Tête de Cheval : B-33

 

Le catalogue Sharpless (Sh2)

C’est une liste de 313 régions HII (nébuleuses en émission), publié en 1959, située au nord de la déclinaison –27°. Elles sont notées par les termes Sh2-, suivis d’un numéro. Les 313 objets du catalogue se chevauchent avec de nombreux autres catalogues, comme Messier et NGC.

Exemples : Sh2–25 = M8 la Lagune. Sh2-220 = NGC1499 la nébuleuse Californie. Par contre Sh2-101, la nébuleuse de la Tulipe, n’est référencée dans aucun autre catalogue.

 

  • Le catalogue d’amas de galaxies Abell

La dernière version de ce catalogue a été publiée en 1989 par l’astronome américain George Abell (assisté par Harold Corwin et Ronald Olowin ). Il regroupe 4073 amas galactiques dont le redshift est compris entre 0,02 et 0,2.

La plupart des amas de ce catalogue sont de faible magnitude mais quelques-uns sont accessibles avec des instruments modestes. En voici trois exemples parmi les plus connus :
Abell 1656 = l’Amas de Coma. Il contient les galaxies NGC 4884 (mag 11,5) et NGC 4872 (mag 11,7) distantes de 310 millions d’années-lumière.
Abell 1367 = l’Amas du Lion. Il contient la galaxie NGC 3842 (mag 11,8) située à 298 millions d’années-lumière.
Abell 2199. Cet amas situé dans la constellation d’Hercule contient la galaxie NGC 6166 de mag 11,8. Cette galaxie est probablement la plus lointaine du catalogue NGC qui soit accessible dans un instrument modeste. Elle est distante de 465 millions d’années-lumière. C’est en fait un quasar (3C 338.0) ce qui explique sa forte luminosité.


Source : DINASTRO Observatoire Visker-BiscarmiauS | Écrit par Richard Martin | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre