La Lune joue-t-elle vraiment à la cachette

La face cachée de la Lune est l’hémisphère (un côté) de la Lune qui est en permanence tournée dos à la Terre, l’autre côté étant nommé face visible de la Lune.

À ne pas confondre avec la face non éclairée (qui est l’hémisphère qui n’est pas illuminé par le Soleil). La Lune est comme la Terre dans l’espace et il y a toujours un côté éclairé comme pour notre planète (jour) et un côté non éclairé (nuit).

Cette animation accélérée montre le passage de la Lune devant la Terre, photographié par la caméra EPIC du satellite américain DSCOVR le 16 juillet dernier. La durée réelle du passage a été de pratiquement 5 heures. La distance entre DSCOVR et la Terre est proche de 1,5 million de kilomètres.

© NASA/NOAA

La Lune possède une période de rotation sur elle-même égale à sa période de révolution autour de la Terre (27,3217 jours). Tout ça à cause des forces de marée entre la Terre et la Lune qui ont ralenti la rotation lunaire au point que désormais, c’est toujours la même face qui est présentée à la Terre.

Les deux hémisphères de notre Lune ne se ressemblent pas vraiment. La face visible possède beaucoup de zones qu’on appelle mer lunaire (qui ressemble à des mers, mais sans eau). La face cachée est plutôt composée de cratères et de très peu de mers.

Nous pouvons voir un peu plus de la moitié de la Lune, car la Lune a un mouvement qu’on appelle la « LIBRATION ». C’est un balancement ou oscillation qui nous permet donc de voir à peu près 59% de la surface de la Lune.  Si vous voulez, 82 % de la face cachée demeure invisible de la Terre.

Mouvement de libration :

La face cachée de la Lune est protégée des émissions radio de notre planète (Terre) Ce serait donc bon endroit pour implanter des radiotélescopes pour les astronomes. Il y a tout de même le problème de poussière lunaire. Mais c’est un projet intéressant.

Les petits cratères de forme sphérique peuvent accueillir un radiotélescope tel que celui d’Arecibo à Porto Rico.

Il y aurait de plus hautes concentrations d’hélium 3 dans les mers de la face cachée de la Lune. L’hélium 3 est rare sur Terre, mais si on pouvait avoir accès à celui de la Lune, ce serait un carburant intéressant pour des réacteurs à fusion nucléaire. (À suivre…)

Conclusion : Pour répondre à la question du départ, la Lune ne joue pas à la cachette, mais les lois de la physique étant ce qu’elles sont, un équilibre s’est construit dans le système Terre-Lune et cela nous procure un côté, une face cachée qui nous semble plus mystérieuse et qui sera certainement exploitée dans un futur plus ou moins éloigné…

Richard Martin

SpaceX récrient l’histoire une fois de plus

Pour SpaceX la date du 6 février 2018 marque un jour important dans leur histoire. Suite à de nombreux reports le lancement de la Falcon Heavy eut finalement lieu. Initialement prévu en 2016 et puis retard la fin 2017, le lanceur de la compagnie privé finit par prendre son envol à 15h45 EST exactement.

 

À une minute du lancement nous pouvions déjà sentir la fébrilité dans le quartier général de SpaceX en Californie. C’est tout en cœur que les employés ont effectué le traditionnel compte à rebours. Le lancement est enfin confirmé quand les 27 moteurs Merlin du lanceur lourd l’allumèrent et propulsèrent la fusée vers le ciel.

 

 

T+ 00: 01: 06 (une minute et six secondes après le décollage) la Falcon Heavy atteint sa vitesse Max-Q, vitesse à laquelle la pression aérodynamique est la plus élevée sur le fuselage de la fusée, une fois passé cette étape cruciale, le risque d’échec est faible. Aucun problème n’est décelé, tout le monde est soulagé.

 

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Deux minutes et 33 secondes après l’allumage des moteurs les deux boosters collatéraux se séparèrent de l’étage principal et effectuèrent leur  »boost back burn » procédure dans laquelle les boosters orientent leurs moteurs vers la direction dans laquelle ils vont afin d’y mettre plein gaz et pouvoir revenir se poser sur Terre.

34 secondes plus tard c’est au tour de l’étage principal d’effectuer la même manœuvre juste après avoir largué le deuxième étage de la fusée. Encore une fois l’entreprise américaine peut ajouter une autre étape du lancement dans sa liste de succès.

C’est sous la musique Life on Mars de David Bowie que la coupole se déploie nous laissant admirer la fabuleuse Tesla Roadster rouge cerise 2008 d’Elon Musk avec à son bord nul autre que le premier astronaute de SpaceX : Starman

 

 

Comme prévu SpaceX tentait, dès le premier vol, la récupération des deux boosters ainsi que de l’étage central. Une opération qui s’est avérée être un succès historique accompli par l’entreprise. De façon synchronisée les deux propulseurs collatéraux se sont posés sans encombre à quelques mètres seulement les uns des autres.

 

 

Malheureusement, ce n’est pas le même sort qui attend l’étage principal. Il s’écrase à quelques pieds de la barge suite à un problème avec deux des trois moteurs avec lesquels la fusée devait réduire sa vitesse. L’immense cylindre s’est cassé à une vitesse d’environ 480 km/h directement dans l’océan Atlantique.

 

Malgré ce petit accrochage SpaceX considère ce lancement comme un succès. C’est plus tard en soirée que la Tesla de Musk effectuait sa dernière poussée vers la planète Rouge. La poussée produite est trop puissante et la Tesla ratera Mars. Elle se dirige maintenant droit sur la ceinture d’astéroïdes primaire. C’est le 6 octobre 2020 que la Tesla du milliardaire devrait frôler Mars à 18 fois la distance Terre-Lune.

 

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L’entreprise prépare déjà le prochain lancement de sa fusée lourde qui serait, selon des rumeurs, prêt pour l’été 2018. On apprenait aussi dans une conférence de prélancement que SpaceX n’ouvrirait pas la porte au tourisme spatial autour de la Lune et préfère se concentrer sur la conception des BFR et BFS, les premiers tests devraient être effectués en 2019 selon Elon Musk.

 


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Il ira dans l’espace avec sa propre fusée pour prouver que la Terre est plate…

Persuadé d’un complot mondial, Mike Hughes, un Américain originaire de la Californie souhaite prouver l’inverse à la population terrestre.

C’est ce samedi en Californie, que devrait décoller l’homme de 61 ans. Sa fusée, fonctionnant à la vapeur devrait atteindre une altitude de 550 mètres avec une vitesse d’environ 850 km/h.

«Ça fait vraiment peur, mais personne ne sortira vivant de ce monde», à déclarer Hughes.

Une fois à la bonne altitude, Mike souhaite prendre des photos afin de prouver au monde que la Terre est plate.

Le lancement, initialement prévu pour février 2016, a dû être reporté en raison de diverses raisons, surtout économique, l’homme souhaitait récolter 150 0 00 $US pour la fabrication de son engin, mais il n’a reçu qu’une somme d’environ 8000 $US sur des sites comme GoFoundMe ou KickStarter.

Hughes en est pas à sa première expérience dans l’espace. En 2014, il avait réussi un vol de 400 mètres au-dessus de la ville de Winkelman, en Arizona. Toutefois, les configurations de sa fusée étaient faites en considérant que la Terre était ronde.

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Révolution ou Rotation…

Quelque chose ne tourne pas rond dans vos définitions et votre compréhension du mouvement des planètes. Voyons un peu…

Vous savez probablement, sinon je vous l’annonce, que la Terre tourne autour d’elle même et de plus elle tourne aussi autour du Soleil.

Période de rotation : La période de rotation d’une planète est le temps qu’elle prend à tourner sur elle-même. Par exemple, la Terre tourne sur elle-même en près de 24 heures. Ceci représente aussi la durée du jour (23 heures et 56 minutes et 4,3 secondes).

Période de révolution : La période de révolution d’une planète représente la durée qu’une planète prend pour faire une « révolution » complète autour du Soleil. On l’appelle aussi mouvement de translation. Notre planète, la Terre, a une période de révolution de 365 jours et 6 heures et 9,767 minutes. C’est ce qui fait que nous disons que notre année est de 365 jours et que de temps en temps, au quatre ans, nous avons une année bissextile…

Normalement la durée de l’année est plus grande que la durée du jour. Mais il y a une exception dans notre système solaire. La planète Vénus. Il faut 243 jours terrestres pour que Vénus effectue une rotation sur elle-même mais seulement 224,7 jours terrestres pour que la planète tourne autour du soleil. C’est bizarre, mais c’est la réalité. Les Vénusiens vivent « s’ils existent 🙂  » plus d’années que de jours.

Pour conclure, si nous étions sur la Lune, nous aurions une période de rotation autour de nous même autour de 29 jours et la période de révolution de la Lune autour de la Terre est aussi de près de 29 jours. C’est ce qui fait que nous voyons toujours le même côté de la Lune et qu’il y a une face cachée vue de la Terre.

Le système solaire se déplace dans notre galaxie (la Voie-Lactée) et notre galaxie se déplace dans l’amas local de galaxies et tout ça se déplace dans l’univers qui est en expansion. Si vous vous mettez à sauter et à tourner en plus, vous pourrez dire que vous avez le tournis et avec raison et surtout après avoir imaginé tous les mouvements décrits dans cet article.

Maintenant, assoyez-vous…   🙂


Image à la une : Photofunky | Écrit par Richard Martin | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Vénus et Mercure ont des phases comme la Lune

La Lune autour de la Terre nous présente chaque mois différente phases, les phases lunaires. Le premier quartier ou le dernier. La pleine Lune ou la nouvelle Lune. Les croissants ou ce qu’on appelle la Lune gibbeuse quand elle est au ¾ pleine.

C’est la disposition dans l’espace du trio Soleil-Terre-Lune qui nous permet de voir la réflexion des rayons du Soleil sur la Lune de différentes façons (phases) dans le temps et chaque mois.

C’est un peu la même chose pour les phases des planètes Vénus et Mercure. Ce sont des planètes intérieures, c’est à dire plus près du Soleil que la Terre. C’est la condition pour pouvoir visualiser les phases de ces planètes.

Sur l’image précédente, nous voyons très bien la Terre en bas, plus éloignée du Soleil que Vénus. Selon la position de Vénus (ce serait pareil pour Mercure), le Soleil éclaire la planète et les rayons réfléchies sur sa surface nous permettent d’en voir une partie plus ou moins grande selon la phase du moment., selon la position des trois corps célestes Soleil-Vénus-Terre (ou Soleil-Mercure-Terre).

En regardant l’image, vous comprendrez aussi que contrairement à notre Lune autour de la Terre, ce n’est pas la « pleine Vénus » qui sera la phase la plus brillante. Lors de pleine Vénus, cette planète est plus éloignée de la Terre donc elle est vraiment plus petite et de ce fait il y a moins de lumière qui nous est réfléchie. La quantité de lumière lors d’un croissant Vénusien est plus grande à cause de la proximité de Vénus plus près de la Terre à ce moment donc plus grosse. Cela fait une bonne différence lorsque nous observons Vénus (ou Mercure) de la Terre.

Les planètes Vénus et Mercure sont observables à l’œil nu de la Terre. Mercure est plus difficile à repérer par contre. Elle sera plus facile à trouver avec une paire de jumelle. Faite attention au Soleil qui sera proche de Mercure car regarder le Soleil avec une paire de jumelle sera fatale pour vos yeux.

Si vous avez un télescope, l’observation de Mercure et Vénus vous permettra de voir les phases en question. Elles sont assez faciles à observer avec un faible grossissement ou plus.

Il ne vous reste qu’à tenter l’expérience…  Bonne observation !


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L’éclipse solaire en photos

Le 21 août dernier, l’Amérique du Nord a été plongé dans l’ombre causé par le passage de la Lune devant le Soleil. Cette éclipse, totale au centre des États-Unis, a fait l’objet de plusieurs photos et même vidéos crées par des amateurs. 

 

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In this video captured at 1,500 frames per second with a high-speed camera, the International Space Station (@ISS), with a crew of six onboard, is seen in silhouette as it transits the sun at roughly five miles per second during a partial solar eclipse, Monday, Aug. 21, 2017 near Banner, Wyoming. Onboard as part of the crew are: NASA astronauts Peggy Whitson, Jack Fischer (@Astro2Fish), and Randy Bresnik (@AstroKomrade); Russian cosmonauts Fyodor Yurchikhin and Sergey Ryazanskiy (@SergeyISS); and ESA (@EuropeanSpaceAgency) astronaut Paolo Nespoli (@Astro_Paolo). A total solar eclipse swept across a narrow portion of the contiguous United States from Lincoln Beach, Oregon to Charleston, South Carolina. A partial solar eclipse was visible across the entire North American continent along with parts of South America, Africa, and Europe. Photo Credit: NASA/Joel Kowsky #sun #solareclipse #totalsolareclipse #partialsolareclipse #eclipse2017 #astronomy #heliophysics #moon #nasa #eclipse #solarsystem #science #research #nasa #space #spacestation #view #internationalspacestation #research #technology #astronomy #picoftheday

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Et pour terminer, voici une vidéo du Journal de Montréal portant sur les éclipses et comment elles étaient vu par les différentes mythologies.

 

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Dévier un géocroiseur, un projet signé NASA

Enfin d’éviter une éventuelle collision avec un astéroïde, la NASA souhaite mettre au point une sonde pour pouvoir dévier la trajectoire de ce dernier.
Le but de l’agence spatiale américaine serait de développer une sonde appelée DART (Double Asteroid Redirection Test) afin de faire dévier un géocroiseur de sa trajectoire pour éviter une collision avec la Terre.
C’est l’astéroïde Didymos qui sera visé par la NASA. Si tout se passe dans les temps, la sonde américaine pourrait atteindre sa cible d’ici 2022.

Voyez ici de la façon que la mission se passerait:

Source : NASA

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Image à la une NASA | Écrit par Charles-David Robitaille | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre