L’heure a sonnée pour SpaceX et sa Falcon Heavy

Suivre le lancement en direct : http://www.spacex.com/webcast

Après des années d’attentes et de reports, nous voici enfin rendu au jour J. C’est demain à entre 13h30 et 16h00 (ou mercredi le 7) que le lanceur lourd de SpaceX devrait prendre son envol en direction de Mars.

Avec ses 27 moteurs Merlin la fusée aura une poussée de plus de 5 millions de livres, elle deviendra alors la fusée la plus puissant du monde en service présentement, et se classera au deuxième rang dans l’histoire de l’aérospatiale battue par la puissante Saturn V.

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La mission de l’entreprise demain sera déjà de réussir le lancement, mais aussi de mettre en transfert la Tesla Roadster rouge cerise 2008 d’Elon Musk vers Mars pour un survol de la planète.

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Si le lancement est un succès, c’est 2 autres lancements de Falcon Heavy qui devraient prendre place en 2018.


IMAGE À LA UNE : SPACEX | ÉCRIT PAR CHARLES-DAVID ROBITAILLE | NOUS SIGNALER UNE ERREUR D’ORTHOGRAPHE OU AUTRE

Les catalogues d’objets célestes

Les catalogues d’objets du ciel profond

Ils répertorient des objets célestes non stellaires. On y trouve des amas ouverts ou globulaires, des nébuleuses et des galaxies. L’immense majorité des objets de ces catalogues sont invisibles à l’œil nu.

Ce sont de véritables références pour les astronomes amateurs, que ce soit pour l’observation visuelle, ou pour l’imagerie.

 

  • Le catalogue Messier

Il s’agit d’un recueil de 110 objets d’aspect diffus appartenant au ciel profond. Il a été initié par l’astronome français Charles Messier en 1774, dans le but d’aider les chercheurs de comètes à éviter ces objets parasites.

Le catalogue Messier est aujourd’hui le catalogue d’objets le plus connu des astronomes amateurs. Les objets sont notés par la lettre M suivi d’un numéro. Il comprend les objets du ciel profond les plus célèbres.

Exemples : M31= la galaxie d’Andromède, M45= l’amas ouvert des Pleïades, M42= la grande nébuleuse d’Orion…

La liste complète des 110 objets de Messier en cliquant : ici

 

  • Les catalogues NGC et IC

 Le catalogue NGC (New General catalogue)

C’est le deuxième catalogue le plus connu des astronomes amateurs. Il contient 7840 objets du ciel profond recensés par John Dreyer en 1888. C’est un élargissement du General Catalogue de William Herschel, paru en 1864, auquel il apporte de nombreuses améliorations. Il est à noter que les objets de Messier appartiennent aussi au catalogue NGC (Ex : M31 = NGC224.)

Les objets du NGC sont classés en fonction de leur ascension droite, ce qui permet de déduire directement le meilleur moment de l’année pour les observer, en fonction du numéro. Ainsi, les objets compris entre 0 et 2000 sont observables les soirs d’automne, ceux compris entre 2000 et 4000 les soirs d’hiver, ceux compris entre 4000 et 6000 les soirs de printemps et ceux compris entre 6000 et 7840 les soirs d’été.

Quelques exemples d’objets très connus du catalogue NGC : NGC7293 = la nébuleuse Hélix, NGC884 et 869 = le double amas de Persée, NGC 7000 = la nébuleuse Amérique du Nord.

Tous les objets du catalogue NGC sont : ici

 

 Le catalogue IC (Index catalogue)

C’est un complément du catalogue NGC. John Dreyer ayant poursuivi ses recherches après la publication du NGC, il présenta en 1908 un catalogue complémentaire de 5 386 objets, le catalogue IC. Celui-ci porta le nombre d’objets répertoriés par Dreyer à plus de 13 000.

De manière générale, les objets du catalogue IC sont plus difficiles à observer que ceux du NGC. Mais il y a quelques exceptions. Par exemple IC418 est une très belle nébuleuse planétaire dans le Lièvre.

  • Les catalogues de nébuleuses Barnard, et Sharpless

Le catalogue de nébuleuses sombres de Barnard

Publié en 1923, le catalogue de Barnard regroupe 366 nébuleuses obscures. Elles sont classées par ordre de découverte, et notées B suivi d’un numéro.

La plus connue d’entre elles est la nébuleuse de la Tête de Cheval : B-33

 

Le catalogue Sharpless (Sh2)

C’est une liste de 313 régions HII (nébuleuses en émission), publié en 1959, située au nord de la déclinaison –27°. Elles sont notées par les termes Sh2-, suivis d’un numéro. Les 313 objets du catalogue se chevauchent avec de nombreux autres catalogues, comme Messier et NGC.

Exemples : Sh2–25 = M8 la Lagune. Sh2-220 = NGC1499 la nébuleuse Californie. Par contre Sh2-101, la nébuleuse de la Tulipe, n’est référencée dans aucun autre catalogue.

 

  • Le catalogue d’amas de galaxies Abell

La dernière version de ce catalogue a été publiée en 1989 par l’astronome américain George Abell (assisté par Harold Corwin et Ronald Olowin ). Il regroupe 4073 amas galactiques dont le redshift est compris entre 0,02 et 0,2.

La plupart des amas de ce catalogue sont de faible magnitude mais quelques-uns sont accessibles avec des instruments modestes. En voici trois exemples parmi les plus connus :
Abell 1656 = l’Amas de Coma. Il contient les galaxies NGC 4884 (mag 11,5) et NGC 4872 (mag 11,7) distantes de 310 millions d’années-lumière.
Abell 1367 = l’Amas du Lion. Il contient la galaxie NGC 3842 (mag 11,8) située à 298 millions d’années-lumière.
Abell 2199. Cet amas situé dans la constellation d’Hercule contient la galaxie NGC 6166 de mag 11,8. Cette galaxie est probablement la plus lointaine du catalogue NGC qui soit accessible dans un instrument modeste. Elle est distante de 465 millions d’années-lumière. C’est en fait un quasar (3C 338.0) ce qui explique sa forte luminosité.


Source : DINASTRO Observatoire Visker-BiscarmiauS | Écrit par Richard Martin | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Une planète pas comme les autres

Des chercheurs anglais et français ont fait une découverte unique en examinant la composition d’une exoplanète à 40 années-lumière de la Terre.
55 Cancri-e, le nom donné à cette planète au diamètre double de la Terre à une composition très rare. Plutôt d’être recouverte d’eau et de granite, 55 Cancri-e serait formée de graphite et de diamant. Vous ne rêvez pas, il y a bel et bien une planète dans notre univers rempli de diamant. Toutefois, ses températures extrêmes empêchent toutes formes de vies.

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Illustration de l’intérieur de la planète | Source : Université de Yale-Haven Giguere

Découverte lorsqu’elle passait devant son étoile en 2011, 55 Cancri-e a fait l’objet de nombreuses études. Les astronomes nous pas terminés de nous impressionner avec ce genre de découverte.

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Image à la une : YourDiamondTeacher  | Écrit par René Germain | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Étoile ou planète?

De nos jours la recherche spatiale est principalement concentrée sur les découvertes d’exoplanètes (planètes appartenant à d’autres systèmes solaires). Parfois, les études démontrent que certaines d’entre elles seraient aptes à la vie humaine. Toutefois, ce n’est pas le cas de tous.
Kelt-9 b, exoplanète découverte par une équipe d’astronomes en Arizona, serait selon les chercheurs, la planète la plus chaude jamais découverte. Avec une masse 3 fois plus importante que celle de Jupiter, Kelt-9b pourrait atteindre les 4 300 degrés Celsius sur sa face de jour. Cette température est plus élevée que celle dégagée par les étoiles naines rouges et naines brunes. Cependant, elle est loin de battre son étoile en matière de chaleur, puisqu’il s’agit de l’étoile bleue du type A, comparable à Sirius (Minimum de 6 000 degrés Celsius).

Ce qui est sur, c’est qu’aucun humain ne pourra habiter la planète et que les chercheurs ont déjà rayé la possibilité de la coloniser.

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Image  à la une : NASA | Écrit par Charles-David Robitaille | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Bételgeuse, au bord de l’explosion

L’étoile Bételgeuse, située dans la constellation d’Orion attire l’attention des chercheurs.
Suite à des observations faites avec l’aide des instruments astronomiques du Chili (ALMA), les astrophysiciens peuvent affirmer avec assurance que l’étoile la plus brillante de sa constellation est en fin de vie. Effectivement, les images prises démontrent comme quoi Bételgeuse pourrait exploser à tout moment pour créer une supernova.

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Source : ALMA

L’événement peut se produire entre aujourd’hui et 1 000 000 d’années, il n’y a donc aucune date précise à propos de son explosion. Ce qui est sur, c’est que cette événement ne passera pas inaperçu, lorsque Bételgeuse explosera, elle deviendra visible même le jour et brillera autant que la Lune et ce pour quelques mois

Une supernova, c’est quoi?

<< Une supernova est l’ensemble des phénomènes conséquents à l’explosion d’une étoile, qui s’accompagne d’une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité. Vue depuis la Terre, une supernova apparaît donc souvent comme une étoile nouvelle, alors qu’elle correspond en réalité à la disparition d’une étoile. >>  Source Wikipédia

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Exemple de supernova | Source : NASA

Image à la une : Youtube | Écrit par Charles-David Robitaille | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre

Le météoroïde qui voulait devenir un météorite…

Un météoroïde est un corps céleste plus petit qu’un astéroïde. Normalement sa masse est de moins que 100 000 000 kg (100 000 tonnes ou 220,5 millions de livres). Son diamètre est aussi inférieur à 1 mètre (3,2 pieds). Il voyage à plus de 85 km (53 miles) d’altitude. C’est un objet qui peut provenir d’astéroïdes ou de comètes. Le météoroïde  voyage dans l’espace et parfois il peut y en avoir un qui rencontre une planète comme la Terre.

Quand le météoroïde atteint une altitude terrestre entre 50-85 km (31-53 miles), il devient un météore. Les gens appellent souvent ce phénomène une étoile filante. C’est normal. Lors de l’entrée dans l’atmosphère terrestre, le météore parcourt le ciel à une vitesse folle qui va de 12 à 72 km/s. Il peut donc voyager plus rapidement que le son. Le météore compresse l’air devant lui et le frottement rapide sur ce dernier fait augmenter la température tellement chaude que le météore se désintègre complètement ou partiellement. La trainée de l’étoile filante est donc visible pour les observateurs du ciel.

Si le météore laisse une trace lumineuse plus brillante que la planète Vénus (magnitude inférieure a -4) et qu’il est situé entre 12 et 80 km d’altitude et ceci qu’il y ait eu ou non une explosion dans l’atmosphère, on peut le qualifier de « bolide ». Plus de 100 bolides explosent dans l’atmosphère chaque année.

Tout dépendant de la grosseur originelle du météoroïde, de sa vitesse et de son angle d’inclinaison quand il entre dans l’atmosphère, il se pourrait qu’il reste une partie du météoroïde original qui percute le sol. À ce moment il y aura probablement la création d’un cratère d’impact comme par exemple le cratère des Pingualuit appelé anciennement le cratère du Nouveau-Québec près de la mine Raglan. Le morceau restant de cette percussion est appelé « météorite ».

Quelques fois durant l’année, notre planète, la Terre, passe au travers de nuages de résidus. Ces résidus gros comme des têtes d’épingle proviennent très souvent de la fonte de la glace d’une comète. La glace emprisonnait ces résidus et lorsque la comète se rapproche du Soleil, la glace fond et libère les résidus cométaires ou ces très petits météoroïde. Donc lors du passage de la Terre au travers des résidus de la comète, les observateurs du ciel peuvent assister à ce que nous appelons une pluie de météores, une pluie d’étoiles filantes. La plus populaire d’entre elles est certainement la pluie des « Perséides » originaire des poussières de la comète Swift-Tuttle. Ce phénomène a lieu autour de la mi-août.


 

Image à la une : LUXORION| Écrit par Richard Martin | Nous signaler une erreur d’orthographe ou autre